Après la flambée historique du prix des maisons, le gouvernement Legault, à l’instar du fédéral, met en place une série de mesures visant, idéalement, à refroidir la surchauffe du marché immobilier résidentiel.

Il était temps, car dans l’ensemble de la province, le prix médian de l’unifamiliale a explosé de 41 % au cours des 12 derniers mois et celui de la copropriété de 32 %. C’est du jamais-vu!

Pour obtenir un prêt hypothécaire résidentiel non assuré (par la SCHL), non seulement les clients doivent avoir effectué une mise de fonds minimale de 20 % sur la valeur de la propriété, mais en plus, ils devront avoir les revenus suffisamment élevés pour se permettre de contracter une hypothèque au taux d’intérêt théorique le plus élevé entre le taux hypothécaire contractuel majoré de 2 % et un taux plancher établi à 5,25 %.

Du coup, la « capacité » financière des emprunteurs hypothécaires sera dorénavant évaluée en fonction d’une charge hypothécaire relativement élevée.

Je vous invite d’ailleurs à consulter le tableau ci-contre où vous trouverez, selon les régions, les montants d’argent qu’il faut théoriquement débourser pour hypothéquer une propriété acquise au prix médian d’aujourd’hui.

Exemple : l’acquéreur d’une unifamiliale au prix médian de 725 000 $ qui a pignon sur l’île de Montréal devra avoir les moyens de verser 145 000 $ de mise de fonds, tout en ayant la capacité financière de contracter une hypothèque de 580 000 $ (amortie sur 25 ans) qui lui coûterait au minimum 3456 $ par mois (41 472 $ par année).

Par Guy Harton