BLOGUE INVITÉ. À la suite de la période de surchauffe du marché, certains secteurs subiront inévitablement des corrections de prix.

Avec la pandémie, plusieurs personnes ont quitté les grands centres et ont fait grimper les ventes et prix des résidences principales et secondaires à l’extérieur de ces centres. Avec les surenchères fréquentes, les gens ont dû acheter leur propriété à un prix supérieur à la vraie valeur de l’immeuble.

Plusieurs « exilés » retourneront au travail à temps plein ou partiel et vont vouloir se rapprocher de nouveau de leur lieu de travail. S’ils souhaitent vendre leur propriété, nous risquons de voir des corrections de prix dans certains secteurs. Cela est plus probable dans de plus petits centres, relativement loin du lieu de travail et moins en demande.

C’est du moins ce que croit Charles Brant, directeur du département d’analyse de marché de l’association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). « Je pense qu’il y aura des corrections dans les marchés qui sont périphériques aux zones urbaines, notamment, les propriétés où la proximité de services est moins bonne ou l’accès au transport en commun est plus difficile, mentionne-t-il. Toutes les propriétés ont bénéficié de cet engouement un peu irrationnel pour les maisons en périphérie et je pense qu’elles seront les premières à voir leur prix être corrigé. Le télétravail ne restera pas tel qu’il est en ce moment. La proximité du lieu de travail va quand même être importante. Il y a aussi des gens qui sont partis en campagne et qui ne sont pas faits pour ça. »

 

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https://www.lesaffaires.com/blogues/jean-sasseville/la-correction-des-prix-immobiliers-en-2022/627070

Par Guy Harton